SERVIAM 

Lettre d’informations sur les relations entre l’église conciliaire et le judaïsme.

Enfin il leur envoya son fils, en disant, ils respecteront mon fils. Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : Voici l’héritier; venez, tuons-le et nous aurons son héritage.(S. Matthieu, Chap. XXI, 37-38)


 Numéro 30                                          Parution irrégulière                                   3 Novembre 2013

Le Pape François et le Rabbin Skorka

  Les relations très particulières du “Pape” François avec le judaïsme, avant son élection à la tête de l’église conciliaire, ont déjà été largement commentées.

  Nous rappelons seulement quelques faits :

        En novembre 2012, il participa activement à “une liturgie commémorative” organisée par l’organisation juive des B’nai B’rith en la cathédrale de Buenos Aires pour honorer les “six millions” de Juifs tués pendant l’Holocauste.

        En 2012, il célébra la Hannukah dans un temple juif de Buenos Aires. “Des membres d’autres religions étaient également présents. Tous ensembles, ils ont prié pour la liberté religieuse et la tolérance dans le monde. Certains chantaient en hébreux. D’autres gardaient le silence. Tous demandaient la paix avec leurs propres mots.” [1]. Là encore, il y participa activement, allumant une bougie à un chandelier juif.[2]

bergoglio-rabbi-candles.jpg

Hannukah 2012 à Buenos Aires dans une synagogue.

Commémoration de l’Holocauste en la cathédrale de Buenos Aires organisée par la Franc-Maçonnerie Juive (B’nai B’rith) en 2012.

  Nous aimerions brièvement mettre en lumière les relations personnelles entre le “Pape” François et son ami de 20 ans, le rabbin Skorka, tous deux étant de nationalité argentine. Selon Wikipedia,

  « Abraham Skorka, né le 5 juillet 1950 à Buenos Aires, est un biophysicien, professeur de littérature biblique, rabbin et écrivain argentin. Abraham Skorka est recteur du Séminaire rabbinique latinoaméricain de Buenos Aires. Il enseigne la littérature biblique et rabbinique à ce Séminaire dont il occupe également le rectorat. Il est professeur honoraire de droit hébraïque à l'Universidad del Salvador, Buenos Aires. Abraham Skorka est le rabbin de la communauté juive Benei Tikva.

  Abraham Skorka et l'archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio – devenu en 2013 le pape François – ont mené une série de discussions inter-religieuses sur des sujets tels que Dieu, le fondamentalisme, les athées, la mort, la Shoah, l'homosexualité et le capitalisme. Ils ont mené des dialogues en alternance au siège de l'évêque et la communauté juive Benei Tikva. Le résultat de ces échanges est partiellement repris dans un livre intitulé Sobre el Cielo y Tierra (Entre Ciel et Terre). »

  L'Universidad Católica Argentina a décerné à Abraham Skorka un doctorat honoris causa de l'occasion du 50e Anniversaire du Concile Vatican II, le 11 octobre 2012. Ce doctorat fut remis au rabbin Skorka par son ami, le “cardinal” Bergoglio devenu depuis le “Pape” François.

11 octobre 2012 : le rabbin Skorka est fait docteur honoris causa de l’Universidas Catolica Argentina.

Ce titre lui fut remis par son ami le Cardinal Bergoglio.

  Lors de cette cérémonie, le rabbin Skorka a fait un discours[3] d’environ 30 minutes devant le “cardinal” Bergoglio, le recteur de l’Université et le Nonce Apostolique dans lequel il insulta gravement l’Église Catholique :

1)     Il reprit le vieille calomnie de Jules Isaac à savoir que l’antisémitisme du National-Socialisme aurait ses racines au sein même de l’Église Catholique « tuvo raíces en la teología que se fue desarrollando en la Iglesia Católica ».

2)      Que tout chrétien ne connaissant pas l’essence judaïsme ne peut posséder l’essence du christianisme : « todo cristiano que no sabe la esencia del judaísmo, no sabe la esencia del cristianismo ».

3)     Que nous sommes dans l’attente de la venue du Messie (dans le sens du judaïsme talmudique bien entendu) : « estamos esperando al Mesías. Él va a venir cuando Dios lo disponga ».

4)     Il appela Jésus, son “pote”, “collega”, affirmant que l’enseignement de Notre Seigneur sur l’amour se trouvait dans le Talmud !!! Comme si le Talmud ne comprenait pas les pires insultes envers Notre Seigneur !!!

5)     Etc... (on pourrait aussi évoquer son exaltation à l’idéal du sionisme, ...)

  À la fin de ce discours, tout le monde applaudit grandement le rabbin, qui devant un parterre de soi-disant catholiques venant d’insulter Notre Seigneur et Son Église, de nier sa royauté sociale, ...

  Il est bon de souligner qu’en 2010, ce même rabbin avait pris position en faveur “de l’union entre les homosexuels[4], faisant une distinction toute rabbinique entre les termes “union” et “mariage”. Rappelant que l’homosexualité était condamnée dans la Bible et le Talmud, il énonça “la réalité démocratique” (!!!) actuelle pour approuver l’union (sic) entre les invertis. Comme on le voit, le rabbin Skorka était un parfait candidat pour être fait docteur par une université catholique !

  Il est vrai que son ami de 20 ans, le cardinal Bergoglio, avait écrit dans le livre Entre ciel et terre, dans le chapitre 16 sur les relations homosexuelles : « C’est un fait sociologique que la cohabitation n’a certainement pas l’accomplissement et la grandeur du mariage... »[5] Phraséologie typiquement moderniste !!! Vivre en état de péché mortel n’a pas la même grandeur que de vivre en ayant reçu le sacrement de mariage !!! Est-il bien certain de cela ?

  En 2013, la communauté Sant’Egidio (voir le numéro 20 de notre lettre Serviam[6] entièrement dédié à cette communauté) organisait sa rencontre interreligieuse annuelle à Rome du 29 septembre au 1er octobre. Le thème de 2013 était “Le Courage de l’Espérance”. Comme d’habitude, le “Pape” y fit un discours. Comme d’habitude, on ne dit pas que Notre Seigneur Jésus-Christ était, est et sera le seul moyen d’arriver à une paix véritable (Voir entre autres : a) Encyclique Ad Beatissimi Apostolorum de 1914 de Benoît XV qui soulignait qu’il faut avoir « recours aux principes du christianisme, si l'on veut sérieusement ramener dans les États l'ordre et la paix. », b) Encyclique Ubi Arcano de 1922 de Pie XI : « Il ne saurait donc y avoir aucune paix véritable — cette paix du Christ si désirée — tant que tous les hommes ne suivront pas fidèlement les enseignements, les préceptes et les exemples du Christ, dans l'ordre de la vie publique comme de la vie privée ; il faut que, la famille humaine régulièrement organisée, l'Église puisse enfin, en accomplissement de sa divine mission, maintenir vis-à-vis des individus comme de la société tous et chacun des droits de Dieu. [...] Tel est le sens de notre brève formule : le règne du Christ. Aussi, lorsqu'il s'efforçait de tout restaurer dans le Christ, Pie X, comme par une inspiration divine, préparait cette grande œuvre du rétablissement de la paix, qui devait être le programme de Benoît XV. Quant à Nous, poursuivant la tâche que Nos deux prédécesseurs s'étaient proposée, ce que tous Nos efforts tendront à réaliser, c'est la paix du Christ par le règne du Christ... »

  Contrastant avec l’enseignement des véritables Souverains Pontifes, voici le moyen promu par le “Pape” François, le 1er octobre 2013, pour instaurer la paix dans le monde : “Le courage du dialogue” !!!!

  « En tant que responsables des différentes religions nous pouvons beaucoup faire. La paix est la responsabilité de tous. Prier pour la paix, travailler pour la paix ! Un leader religieux est toujours un homme ou une femme de paix, car le commandement de la paix est gravé au plus profond des traditions religieuses que nous représentons. Mais que pouvons-nous faire ? Vos rencontres chaque année, nous suggèrent le chemin : le courage du dialogue. Ce courage, ce dialogue nous donnent l’espérance. Rien à voir avec l’optimisme, c’est autre chose. Espérance ! Dans le monde, dans la société, il y a peu de paix car le dialogue fait défaut, on a du mal à sortir de l’horizon de nos propres intérêts pour nous ouvrir à un vrai et franc parler. Pour la paix il faut un dialogue tenace, patient, fort, intelligent, pour lequel rien n’est perdu. Le dialogue peut vaincre la guerre. Le dialogue fait vivre ensemble des personnes de différentes générations, qui souvent s’ignorent ; il fait vivre ensemble des citoyens de différentes origines ethniques, de différentes convictions. Le dialogue est le chemin de la paix. Parce que le dialogue favorise l’entente, l’harmonie, la concorde, la paix. C’est pourquoi il est vital que le dialogue croisse, qu’il se répande au milieu des hommes de toutes les conditions et convictions comme une trame de paix qui protège le monde et surtout protège les plus faibles. »[7]

  Un vrai discours que l’on pourrait tenir dans une Loge Maçonnique !!! Que nous sommes loin de Saint Pie X et de son programme “Omnia Instaurare in Christo”.

  Voici donc quelques images pour symboliser “le courage du dialogue” qui va indéniablement amener l’humanité à la paix : prières aux démons (les faux dieux) dans Rome (organisées par de soit-disant catholiques (!!!) , rencontres œcuméniques (sous-entendu bavardages inutiles car l’on se refuse à tout prosélytisme – mot dont a en horreur le “Pape” François – et donc toute conversion à la seule arche de salut qu’est l’Église Catholique).

Boudhistes à Rome – San’t Egidio - 2013

XXX à Rome – San’t Egidio 2013

Prières Œcuméniques à Rome – San’t Egidio 2013

Cérémonie finale avec un grand absent : Notre Seigneur Jésus-Christ – Sant’Egidio 2013

  Les quelques jours précédemment cette rencontre, le rabbin Skorka fut l’invité personnel du “Pape” François. Le rabbin devait en effet participer aux journées organisées par la communauté San’t Egidio et intervenir le 30 septembre lors d’une table ronde sur le thème “L’Amérique Latine du Pape François”. Le rabbin Skorka donna une interview sur les quelques jours qu’il passa en compagnie du “Pape” François. Voici la traduction française de l’article du Vatican Insider[8] :

Dans une interview, le rabbin argentin Abraham Skorka raconte comment lui-même

et le Pape François écrivent l’histoire par leur amitié et révèle

qu’ils rêvent de voyager bientôt ensemble en Terre Sainte.

  Jamais auparavant dans l’histoire des relations entre Juifs et chrétiens, un pape et un rabbin n’avaient célébré leur amitié en vivant ensemble au Vatican pendant plusieurs jours, partageant tous leurs repas – y compris deux fêtes juives et le shabbat, durant lesquels le rabbin récitait des prières en hébreu – et discutant de ce qu’ils pourraient faire de plus ensemble pour promouvoir le dialogue et la paix dans le monde.

  C’est pourtant bel et bien ce qui s’est passé durant les quatre derniers jours à la résidence Sainte-Marthe, où est logé le Pape François et où son ami de Buenos Aires, le rabbin Abraham Skorka, âgé de soixante-trois ans et recteur du Séminaire rabbinique d’Amérique latine, a été son invité du 25 septembre à ce jour.

  « Je prends chaque jour mon petit déjeuner, mon déjeuner et mon dîner avec lui. Il est aux petits soins avec moi et vérifie tout ce qui touche à ma nourriture pour s’assurer que chaque plat est casher et conforme à ma tradition religieuse. Ce sont des jours de fête. Je dois dire certaines prières durant les repas ; je développe la dernière prière et je la traduis. Il m’accompagne à table avec les autres convives – ses secrétaires et un évêque –, et ils disent tous Amen à la fin », rapporte le rabbin.

  En agissant ainsi, le Pape et le rabbin envoient un message extraordinaire d’amitié, de dialogue et de paix, non seulement à leurs communautés religieuses respectives, mais aussi au monde entier. Et ils ont l’intention de faire davantage encore, comme me l’a révélé le rabbin Skorka lorsque nous avons parlé ensemble à la résidence Sainte-Marthe, le 27 septembre.

  Lui et le Pape ont prévu de voyager ensemble en Terre Sainte l’an prochain. Les autorités palestiniennes et israéliennes ont invité le Pape François ; quant au Patriarche Œcuménique de Constantinople, Barthélemy, il veut célébrer le 50ième anniversaire de la réunion historique entre son prédécesseur, Athenagoras, et Paul VI dans la Ville Sainte.

  « Nous rêvons de voyager bientôt ensemble en Israël, et le Pape est en train d’étudier la question », dit le rabbin. « Je suis impatient de l’embrasser au Mur des Lamentations, et je l’accompagnerai à Bethléem, dans les territoires palestiniens. Sa présence peut être d’un grand secours en ce moment où reprennent les pourparlers pour la paix ».

  Skorka trouve une profonde signification spirituelle pour chacun d’eux au fait d’être ensemble en ces lieux, qui sont sacrés pour leurs religions respectives. « Je ne cesse pas d’être juif, et il garde sa propre foi. Mais les deux spiritualités ont un point de rencontre. Nous ne pouvons vivre dans un monde où nous nous rejetons l’un l’autre. Nous devons bâtir des passerelles ».

  Il croit que son ami « est devenu un point de référence spirituelle pour le monde entier, et pas seulement pour l’Église Catholique », comme cela fut récemment mis en évidence lorsque le Pape appela à un jour de prière et de jeûne pour la paix en Syrie.

  « Notre parcours commun est d’ordre spirituel », dit-il à propos de leur amitié, qui date de 1997, lorsque Bergoglio devint l’évêque coadjuteur du diocèse de Buenos Aires. « Comme lui, je n’aime pas beaucoup le protocole, et comme lui, j’aime aller à l’essentiel », ajoute-t-il. Depuis lors, ils ont fait beaucoup de choses ensemble, y compris un livre d’entretiens intitulé « Sobre et Cielo y la Tierra » (Sur le ciel et la terre), qui a été traduit en plusieurs langues et qui le sera bientôt en hébreu.

  « Nous venons de traditions différentes, mais nous créons un dialogue qui est resté inexistant pendant des siècles. Tous les deux, nous croyons que Dieu est pour quelque chose dans notre amitié et dans ce que nous faisons. Il y a trop de coïncidences pour que cela se soit fait seulement par hasard », dit Skorka.

  « Nous nous réunissons sans enterrer pour autant nos identités. Quand je luis parle de l’évangélisation, il répond que l’Église Catholique ne saurait se lancer dans le prosélytisme ».

  « Nous ne sommes pas là pour nous faire prendre en photo, mais nous voulons provoquer une refonte de la pensée à propos de certaines choses. Nous ne sommes pas dans une relation consistant simplement à boire du thé et à sympathiser. Ce n’est pas ma manière, et ce n’est pas non plus celle de Bergoglio. Nous voulons aller de l’avant par des actions : non par un dialogue de mots, mais par un dialogue d’actions qui reflètent notre engagement », affirme-t-il.

  Le rabbin Skorka croit que « beaucoup de chrétiens et de Juifs d’Europe et des États-Unis ne comprennent pas leur relation d’amitié. Pour eux, c’est comme un choc », mais il est convaincu que « l’histoire se construit davantage par les actions que par le raisonnement politique ».

  En juin dernier, le rabbin rencontrait son ami, Jorge Mario Bergoglio au Vatican pour la première fois depuis son élection, à l’occasion de laquelle Skorka était déjà venu à Rome sur invitation du mouvement Focolari. Cette fois, il est revenu à l’invitation de la communauté Sant’Egidio, qui tient ces jours-ci sa rencontre interreligieuse annuelle à Rome ».

  C’était donc sa seconde rencontre avec le Pape François, qu’il a trouvé « plein d’énergie et très concentré sur son travail ». Il pense que le temps de grâce post-électoral est maintenant terminé et que le Pape est entré « dans une phase de travail intense ». Il s’est particulièrement étonné du fait que sa relation avec le Pape « est la même qu’avant et même plus profonde », et il en conclut que quoique son ami ait accédé à un niveau plus élevé sur le plan mondial, « son humilité est encore plus grande depuis qu’il a été élu ».

  Voici ce que dit le R.P. Héribert Jones dans son précis de Théologie Morale Catholique, page 91, douzième édition (1947) :

  Les péchés contre le premier commandement.

  On se rend coupable de superstition soit en honorant Dieu d’une manière indue (cultus indebitus), soit en accordant à une créature des honneurs divins (cultus falsi numinis).

  On honore Dieu d’une manière indue soit quand on mêle au culte du vrai Dieu des erreurs et des illusions religieuses (cultus falsus), soit quand on honore Dieu par des cérémonies insensées, choquantes, ridicules (cultus vanus).

  On pêche par culte faux quand on honore Dieu par les cérémonies de l’Ancien Testament, quand on invente des miracles, des visions, des révélations, quand on propose des fausses reliques à la vénération des fidèles, quand on déshonore Dieu par des actions inconvenantes. Ces péchés sont graves, ex genero suo[9], cependant, par suite de l’ignorance, de la simplicité, du peu d’importance de l’objet, il n’y a souvent que péché véniel.

  Comme le précise le R.P. Héribert Jones, ces péchés peuvent être soit véniels soit mortels. Nous laissons le lecteur juger sur le cas d’un “pape” observant les prières juives prononcées par un rabbin lors de plusieurs repas pris en commun !!!.

  Nous rappellerons à nos lecteurs l’enseignement du Pape Eugène IV dans la Bulle Cantate Domino promulguée lors de la 11ième Session du Concile du Latran, le 4 février 1442[10] :

  Elle [la Sainte Église Catholique] croit fermement, professe et enseigne : d’une part, que toutes les prescriptions qui font partie de la loi de l’Ancien Testament (la loi mosaïque) et qui se répartissent en cérémonies, rites sacrés, sacrifices et sacrements, parce qu’elles ont été établies pour signifier un événement à venir (bien qu’elles fussent appropriées au culte divin de leur époque), après avoir servi à annoncer la venue de Notre-Seigneur, sont devenues caduques dès lors qu’étaient institués les sacrements du Nouveau Testament ; d’autre part, que quelqu’un pêche mortellement si, même depuis la Passion, il place son espérance dans ces prescriptions et s’y soumet parce qu’il le juge nécessaire à son salut, comme si la foi dans le Christ ne pouvait le sauver sans cela. Elle ne nie pourtant pas qu’entre la Passion du Christ et la promulgation de l’Évangile, les prescriptions en question aient pu être observées jusqu’à ce que la chose apparaisse comme inutile au salut ; mais après la promulgation de l’Évangile, elle affirme que lesdites prescriptions ne peuvent être observées sans perte du salut éternel. Par conséquent, tous ceux qui, depuis cette époque, se soumettent à la circoncision et observent le sabbat, ainsi que les autres prescriptions de la loi mosaïque, sont déclarés par elle étrangers à la foi chrétienne et indignes d’avoir part au salut éternel, à moins qu’ils ne finissent par renoncer à ces erreurs. C’est pourquoi elle commande à tous ceux qui se glorifient du nom de chrétien de renoncer entièrement à la circoncision avant ou après leur baptême, car que l’on place ou non son espérance dans ce dernier, on ne peut se soumettre à une telle pratique sans perdre le salut éternel. […]

  Elle croit fermement, professe et proclame que ceux qui ne vivent pas dans l’Église catholique – non seulement les païens, mais aussi les Juifs, les hérétiques et les schismatiques – ne peuvent avoir aucune part à la vie éternelle, mais iront « au feu éternel, qui a été préparé pour le diable et ses anges » [Matt. 25 :41], à moins qu’avant la fin de leur vie, ils n’aient été ajoutés au troupeau ; que l’unité du corps ecclésiastique est si forte que les sacrements de l’Église sont profitables à ceux-là seuls qui demeurent en lui ; que la pratique du jeûne, de l’aumône et des autres actes et exercices de piété apporte la récompense éternelle ; mais qu’aucun être – quelle que soit l’aumône qu’il pratique, et même s’il a versé son sang au nom du Christ – ne peut être sauvé à moins qu’il ne soit demeuré dans le sein et l’unité de l’Église catholique (Pape Eugène IV, Cantate Domino, Concile de Florence, 4 février 1442).

  Quelle différence y-a-t-il entre le rabbin Zolli et le rabbin Skorka ? L’un eut affaire à un véritable Souverain Pontife, Pie XII, qui obéissait au commandement de son Souverain Maître : « Allez donc, enseignez toutes[11] les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde. » (Mt, 28,19-20) Le rabbin Zolli se convertit à la seule unique vraie arche de salut, le catholicisme, suite à la charité[12] de Pie XII. Le rabbin Skorka fait malheureusement face à un véritable imposteur qui renie l’enseignement de celui dont il prétend être le Vicaire sur terre : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. » (Jn, 14,6) Quelle condamnation envers celui qui récite des prières juives avec un rabbin au lieu de réciter le Bénédicité et qui se refuse à le convertir !!

  Prions pour que le rabbin Skorka puisse comme les rabbins Drach et Zolli se convertir à l’Église catholique !

Contact : contact.serviam@gmail.com

Aucun copyright.



[1] http://jn1.tv/video/news/argentine-catholics-and-jews-celebrated-together-hanukkah-and-christmas.html

[2] http://www.youtube.com/watch?v=BkeaWNH2kCE .Vidéo de 3minutes montrant le Cardinal Bergoglio participant activement à la cérémonie juive de Hannukah.

[3] On pourra lire un compte-rendu détaillé en langue espagnol de ce discours sur le site suivant : http://pagina-catolica.blogspot.com.ar/2012/11/rabino-ofende-la-iglesia-en-la-uca.html

[4] http://www.prensajudia.com/shop/detallenot.asp?notid=19608

[5] « It is a sociological fact that co-habitation certainly does not have the fullness, or the greatness of marriage.... »

[6] http://www.nostra-aetate.org/HTML_La-lettre-Serviam/2009/SERVIAM_020.html

[7] http://www.vatican.va/holy_father/francesco/speeches/2013/september/documents/papa-francesco_20130930_incontro-pace-s-egidio_fr.html

[8] http://vaticaninsider.lastampa.it/en/the-vatican/detail/articolo/francesco-francis-francisco-28206/

[9] Toujours dans Héribert Jone, nous pouvons lire, page 50 :

  D’après leur distinction théologique, les péchés peuvent être mortels ou véniels.

  Un péché mortel est la transgression parfaite d’une loi divine en matière grave avec connaissance parfaite et consentement plein.

  Une matière peut être grave en soi, à cause des circonstances ou à cause du motif.

  Les lois humaines n’obligent souvent, même en matière importante, que sous peine de péché véniel.

  En raison de l’importance de l’objet, on distingue :

a)      Des péchés graves ex toto genero suo, c’est-à-dire ceux dont la matière ne peut jamais être légère (non admittunt parvitatem materiae), par exemple : l’incrédulité, les désirs impurs. Des actions de ce genre ne pourront jamais être des péchés véniels que par suite d’une advertance imparfaite ou d’un consentement incomplet.

b)     Des péchés graves ex genere suo c’est-à-dire des péchés dont l’objet est en soi important mais peut cependant en certains cas être léger. Par conséquent, les péchés compris sous cette domination peuvent être des péchés mortels ou des péchés véniels, par exemple : le vol d’une somme importante ou d’une petite somme.

c)      Des péchés véniels ex toto genere suo, c’est-à-dire des péchés qui sont toujours véniels, à moins qu’il ne s’y ajoute une circonstance qui en change la nature. Par exemple : l’excès dans le sommeil, dans le rire, sont des péchés véniels, mais peuvent devenir mortels par suite d’une conscience erronée.

[10] Voir également : http://www.nostra-aetate.org/HTML_La-lettre-Serviam/2010/SERVIAM_025.html

[11] Y compris ceux qui forment aujourd’hui la nation juive, descendants des juifs du temps de Notre Seigneur qui n’ont pas voulu le reconnaître comme le Messie.

[12] Nous parlons ici de la véritable charité qui doit être mue par la vérité et non ce faux syncrétisme (tel celui qui transparaît aux journées organisées – par exemple – par San’t Egidio) véhiculé par l’église conciliaire où l’on s’interdit de convertir autrui. Pas de prosélytisme, répète le “Pape” François.