SERVIAM 

Lettre d’informations sur les relations entre l’église conciliaire et le judaïsme.                                                           

Enfin il leur envoya son fils, en disant, ils respecteront mon fils. Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : Voici l’héritier; venez, tuons-le et nous aurons son héritage.(S. Matthieu, Chap. XXI, 37-38)


 Numéro 11                                          Parution irrégulière                                   8 Février 2009

BENOIT XVI, SUCCESSEUR DE JUDAS ISCARIOTE

Le baisé de Judas

  Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir,

mais parfaire... (St Matthieu, V, 17)

  Voici ce que dit saint Thomas d’Aquin de ce verset dans sa Chaîne d’Or :

Remi. Mais il ne veut pas qu’on s’imagine qu’il n’est venu que pour annoncer la loi, comme les prophètes ; il nie donc d’abord qu’il soit venu pour détruire la loi, et il affirme ensuite qu’il est venu pour l’accomplir : " Je ne suis pas venu détruire la loi, mais l’accomplir ". — S. Aug. (Serm. sur la mont). Cette maxime présente deux sens, car accomplir une loi c’est ou bien ajouter ce qui lui manque, ou faire ce qu’elle prescrit. — S. Chrys. Jésus-Christ a donc accompli les prophéties en réalisant tout ce qu’elles avaient prédit de lui, et il a également accompli la loi en n’omettant aucune des prescriptions légales et en justifiant les hommes par la foi, ce que la lettre de la loi ne pouvait faire.

  Une question peut dès lors se poser :

  La Loi de Moïse est-elle la loi de la synagogue actuelle ?

à laquelle on peut ajouter la question suivante :

  Le peuple juif, est-il toujours le "peuple élu", le "peuple de Dieu" ?

 A ces deux questions fondamentales, l'Eglise y a toujours répondu par la négative.

  Voici deux extraits d'ouvrages que combattent les juifs et la secte conciliaire dirigée par Josef Ratzinger-Benoît XVI :

  Il existe donc en fait un abîme, — et notons-le bien pour l'intelligence de notre sujet, — entre les traditions de Moïse et les traditions humaines ou pharisaïques, dont le Christ flagelle l'orgueil et le mensonge par ces paroles : « O Pharisiens ! pourquoi vous-mêmes violez-vous le commandement de Dieu pour suivre votre tradition ? Hypocrites ! Isaïe a bien prophétisé de vous quand il a dit : Ce peuple m'honore du bout des lèvres, mais son coeur est loin de moi ; et c'est en vain qu'ils m'honorent, enseignant des maximes et des ordonnances humaines ! » [1] « Laissant là le commandement de Dieu, vous observez avec soin la tradition des hommes..... N'êtes-vous pas des gens bien religieux, de détruire le commandement de Dieu pour observer votre tradition ?... tradition que vous avez vous-mêmes établie ![2]

  Que dire, après de telles paroles, des traditions pharisaïques, qui, déjà même avant le Christ, et de son vivant, commençaient à détruire la loi de Moïse ? Que dire du pêle-mêle de ces puériles et abominables traditions, accrues de celles qu'y ajoutèrent les Pharisiens postérieurs au Christ, et que leurs docteurs, créés pour rendre illusoire et vaine la loi de Moïse, enseignèrent aux Juifs jusqu'à nos jours sous le titre de doctrine talmudique ? Que dire en vérité ? Nous le saurons un peu mieux tout à l'heure, lorsque nous apprendrons, en prêtant l'oreille à quelques-unes de ces traditions talmudiques, à quel point il s'en faut que le Juif orthodoxe depuis le Christ soit le Juif de l'orthodoxie Mosaïque.

  Ce premier mot était indispensable à nous préparer aux intéressants chapitres des moeurs talmudiques et de la Cabale, tandis que, de page en page et de mieux en mieux, va désormais se découvrir à nos yeux cette audacieuse et insigne fausseté, sans cesse répétée par les rabbins modernes au grand bénéfice du judaïsme : que la loi de Moïse est la loi du Juif.

[1] S. Matth. Evang., chap. XV, v. 3, 7, 8, 9. — Id. S. Marc. Evang., chap. VII, v. 6, 7.

[2] Evang. S. Marc, VII, 8, 9, 13, Docentes doctrinas et præcepta hominum, etc.

  C'est pourquoi bien que Jésus eût une parenté de sang par sa Mère avec l'antique peuple hébreux des temps bibliques, il est évident que pour l'avenir il n'accordait de valeur qu'à la parenté spirituelle, et il faisait abstraction des liens de sang qu'il avait avec sa parentèle, et avec plus de raison encore d'avec le peuple juif qui Le rejeta comme Messie en Le reniant, qui Le martyrisa et L'assassina au moyen d'un supplice cruel et lent, en accomplissant là le crime le plus atroce de tous les temps pour devenir le peuple déicide.

  Mais aussi, le Christ en désignant les juifs qui Le répudièrent comme des "fils du diable" et "engeance de vipères", affirmait également être Lui Fils de Dieu, faisant bien voir qu'aucune parenté ne Le reliait à eux, car il ne peut rien avoir de commun entre le Fils de Dieu et les fils du diable, pas plus qu'il ne peut exister aucun lien entre le bien et le mal. Est donc complètement fausse, hérétique même, la thèse que la Synagogue de Satan c'est-à-dire le Judaïsme moderne a avancé sur le sang du Christ [à savoir qu'il est illicite de lutter contre les juifs parce qu'ils sont le peuple du sang de Jésus], et qu'à cause de cela on ne pourrait les combattre. Si cette thèse infâme était véridique, ni Jésus-Christ Lui-même, ni Ses Apôtres, ni beaucoup de Saints, de Conciles et de Papes ne les auraient combattus. Il est absurde d'identifier le peuple hébreux primitif (d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, de Moïse) avec la Très Sainte Vierge et les Apôtres - qui recurent le privilège divin d'être le peuple élu du Seigneur -, avec les juifs postérieurs qui, en violant la condition imposée par Dieu pour être le peuple élu, méritèrent en outre par leurs crimes, leurs apostasies et leurs méchancetés le titre de Synagogue de Satan.

  Le privilège de peuple élu de Dieu a été hérité par la Sainte Eglise du Christ, qui est la vraie descendance spirituelle du peuple hébreux primitif des temps bibliques, et les prophéties de l'Ancien Testament au sujet du véritable peuple de Dieu valent pour l'Eglise du Christ, qui actuellement selon la doctrine de l'Eglise est précisément le vrai peuple de Dieu. C'est pourquoi, considérer aujourd'hui comme peuple de Dieu, celui d'Israël, c'est nier la raison d'être, la fondation du Christianisme.

  Il n'y a que les clercs qui soient les successeurs de Judas Iscariote à pouvoir affirmer une telle aberration.

  Pour ajouter de la force aux propos des deux auteurs ci-dessus, ajoutons un extrait du Premier discours contre les Juifs de saint Jean Chrysostome :

  Je sais que beaucoup respectent les Juifs, et pensent que leurs rites sont honnêtes, même aujourd'hui ; c'est pourquoi j'ai hâte de déraciner cette pernicieuse opinion. J'ai dit que la synagogue n'offre rien qui la rende préférable au théâtre, et j'en prends le Prophète à témoin : les Juifs ne sont pas plus dignes de foi que les prophètes. Que dit donc le Prophète? Ton front est devenu celui d'une prostituée; tu n'as plus rougi devant personne. (Jérém. III, 3.) Le lieu où reste une prostituée est un lieu de débauche; mais c'est peu que la synagogue soit un lieu de débauche et un théâtre ; elle est encore une caverne de brigands et un refuge de bêtes féroces. Car, est-il dit : Votre maison est devenue pour moi une caverne d'hyène (Jérém. VII, 11), non pas simplement d'animal féroce, mais d'animal impur. Et encore : J'ai délaissé ma maison , j'ai abandonné mon héritage. ( Idem , XII , 7. ) Or, quand Dieu délaisse, quel espoir de salut reste-t-il ? Quand Dieu délaisse un lieu, ce lieu-là devient la demeure des démons. A la vérité, ils affirment absolument qu'ils adorent, eux aussi, le vrai Dieu; mais, à Dieu ne plaise que nous le disions ! Aucun Juif n'adore Dieu. C'est le Fils de Dieu lui-même qui le déclare. Car, dit-il, si vous connaissiez mon Père , vous me connaîtriez,, mais vous ne connaissez ni moi ni mon Père. (Jean, VIII, 19.) Quel témoignage apporterai-je plus digne de foi que celui-là?

  Si donc, ils ne connaissent pas le Père, s'ils ont crucifié le Fils et rejeté l'assistance de l'Esprit, qui oserait nier que la synagogue ne soit l'hôtellerie des démons? Dieu n'est pas adoré en ce lieu, loin de là ! mais c'est désormais le temple de l'idolâtrie; quelques-uns cependant s'approchent de ces lieux comme d'un sanctuaire.

  Résumons en quelques phrases l’enseignement traditionnel de l’Eglise :

·         La loi de Moïse est la loi du Juif est une audacieuse et insigne fausseté, sans cesse répétée par les rabbins modernes au grand bénéfice du judaïsme.

·         Considérer aujourd'hui comme peuple de Dieu, celui d'Israël, c'est nier la raison d'être, la fondation du Christianisme.

·         Il est absurde d'identifier le peuple hébreux primitif avec les juifs postérieurs déicides.

·         Les Juifs affirment qu'ils adorent, eux aussi, le vrai Dieu alors que c’est faux.

·         La synagogue est désormais le temple de l'idolâtrie.

  Rappelons ce que disait Maurice Pinay :

  Il n'y a que les clercs qui soient les successeurs de Judas Iscariote à pouvoir affirmer de telles aberrations.

  Considérons maintenant l'enseignement et les faits de Ratzinger-Benoît XVI. (La même chose pourrait être effectuée avec son prédecesseur, Wojtyla-Jean-Paul II)

  L’enseignement traditionnel de l'Eglise est désormais ouvertement combattu par la secte conciliaire, surtout depuis Wojtyla-Jean-Paul II et Ratzinger-Benoît XVI. Voici quelques extraits de discours prononcés par le dernier usurpateur du Saint Siège, faux successeur de Saint Pierre :

DISCOURS DU PSEUDO-PAPE BENOÎT XVI À UNE DÉLÉGATION DE L’"INTERNATIONAL JEWISH COMMITTEE ON INTERRELIGIOUS CONSULTATIONS" - Jeudi 9 juin 2005

Au cours des années qui ont suivi le Concile, mes prédécesseurs, le Pape Paul VI et, de façon particulière, le Pape Jean-Paul II, ont accompli des pas importants vers l'amélioration des relations avec le peuple juif. J'ai l'intention de poursuivre sur ce chemin. L'histoire des relations entre nos deux communautés a été difficile et parfois douloureuse, mais je suis convaincu que le "patrimoine spirituel" préservé par les chrétiens et les juifs constitue en lui-même la source de la sagesse et de l'inspiration capable de nous guider vers un "avenir d'espérance" conformément au dessein divin (cf. Jr 29, 11).

VOYAGE APOSTOLIQUE À COLOGNE À L'OCCASION DE LA XX JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE - VISITE À LA SYNAGOGUE DE COLOGNE - Vendredi 19 août 2005

Cette année, nous fêtons aussi le 40 anniversaire de la promulgation de la Déclaration Nostra ætate du Concile oecuménique Vatican II, qui a ouvert de nouvelles perspectives dans les relations judéo-chrétiennes, sous le signe du dialogue et de la solidarité. Cette Déclaration, au chapitre quatre, rappelle nos racines communes et le très riche patrimoine spirituel que partagent juifs et chrétiens. Aussi bien les juifs que les chrétiens reconnaissent en Abraham leur père dans la foi (cf. Ga 3, 7; Rm 4, 11ss) et ils font référence aux enseignements de Moïse et des prophètes. La spiritualité des juifs et celle des chrétiens se nourrit des Psaumes. Avec l'Apôtre Paul, les chrétiens sont convaincus que "les dons de Dieu et son appel sont irrévocables" (Rm 11, 29; cf. 9, 6.11; 11, 1s). Etant donné les racines juives du christianisme (cf. Rm 11, 16-24), mon vénéré Prédécesseur, confirmant un jugement des Evêques allemands, affirma: "Qui rencontre Jésus Christ rencontre le judaïsme" (La Documentation catholique 77 [1980], p. 1148).

Ratzinger-Benoît XVI assis sagement dans la synagogue de Cologne à écouter ses ”frères ainés”

Ratzinger-Benoît XVI assis sagement dans la synagogue de Cologne à écouter ses ”frères ainés”.

 DISCOURS DU PSEUDO-PAPE BENOÎT XVI AUX GRANDS RABBINS D'ISRAËL - Vendredi 15 septembre 2005

Nostra Aetate s'est révélée être une pierre milliaire sur la voie vers la réconciliation des chrétiens avec le peuple juif. Elle affirme clairement que "les juifs restent encore, à cause de leurs pères, très chers à Dieu, dont les dons et l'appel sont sans repentance" (n. 4).

DISCOURS À UNE DÉLÉGATION DU "SIMON WIESENTHAL CENTER" DES ETATS UNIS D'AMÉRIQUE - Lundi 14 novembre 2005

Cette année marque le 40 anniversaire de la Déclaration du Concile Vatican II, Nostra Aetate, qui a formulé les principes qui ont orienté les efforts de l'Eglise en vue de promouvoir une meilleure compréhension entre les juifs et les catholiques. Après une histoire difficile et douloureuse, les relations entre nos deux communautés prennent désormais une nouvelle orientation plus positive. Nous devons continuer d'avancer sur la voie du respect mutuel et du dialogue, inspirés par notre héritage spirituel commun et engagés en vue d'une coopération toujours plus efficace au service de la famille humaine.

DISCOURS À M. RICCARDO DI SEGNI, GRAND RABBIN DE ROME - Lundi 16 janvier 2006

Votre visite me procure une grande joie, et me pousse à renouveler avec vous ce même chant de gratitude pour le salut obtenu. Le peuple d'Israël a été libéré à diverses reprises des mains de ses ennemis, et au cours des siècles de l'antisémitisme, lors des moments dramatiques de la Shoah, la main du Tout-Puissant l'a soutenu et guidé. La prédilection du Dieu de l'Alliance l'a toujours accompagné, lui donnant la force de surmonter les épreuves. Votre communauté juive, présente dans la ville de Rome depuis plus de deux mille ans, peut également rendre témoignage de cette attention divine emplie d'amour.

L'Eglise catholique est proche de vous et elle est votre amie. Oui, nous vous aimons et nous ne pouvons manquer de vous aimer, à cause des Pères: selon eux, vous êtes pour nous de très chers et bien-aimés frères (cf. Rm 11, 28b). Après le Concile Vatican II, cette estime et cette confiance réciproque sont allées croissantes. Des contacts toujours plus fraternels et cordiaux se sont développés, qui se sont intensifiés au cours du pontificat de mon Prédécesseur Jean-Paul II.

Dans le Christ, nous participons de votre propre héritage des Pères, pour servir le Tout-Puissant "sous un même joug" (So 3, 9), greffés sur l'unique tronc saint (cf. Is 6, 13; Rm 11, 16) du Peuple de Dieu. Cela fait de nous des chrétiens conscients qu'avec vous, nous avons la responsabilité de coopérer au bien de tous les peuples, dans la justice et dans la paix, dans la vérité et dans la liberté, dans la sainteté et dans l'amour.

DISCOURS AUX MEMBRES DE L’ "AMERICAN JEWISH COMMITTEE" - Jeudi 16 mars 2006

La récente célébration du 40 anniversaire de la Déclaration du Concile Vatican II Nostra aetate, a accru notre désir commun de mieux nous connaître les uns les autres et de développer un dialogue caractérisé par le respect et l'amour réciproques. En effet, les juifs et les chrétiens possèdent un riche patrimoine commun. De nombreuses façons, cela confère une caractéristique unique à notre relation parmi les religions du monde. L'Eglise ne peut jamais oublier le peuple élu avec lequel Dieu a établi une sainte alliance (cf. Nostra aetate, n. 4).

VISITE AU CAMP DE CONCENTRATION D'AUSCHWITZ - Auschwitz-Birkenau - 28 mai 2006

Au fond, ces criminels violents, au moyen de l'anéantissement de ce peuple, entendaient tuer ce Dieu qui appela Abraham, et qui, parlant sur le Sinaï, établit les critères d'orientation de l'humanité, qui demeurent éternellement valables. Si ce peuple, par le seul fait d'exister, témoigne de ce Dieu qui a parlé à l'homme et qui l'a pris en charge, alors ce Dieu devait finalement mourir et son pouvoir n'appartenir qu'à l'homme - à ceux qui se considéraient comme les puissants et qui avaient su devenir les maîtres du monde. Avec la destruction d'Israël, avec la Shoah, ils voulaient, en fin de compte, extirper également la racine sur laquelle se fonde la foi chrétienne, en la remplaçant définitivement par la foi fabriquée par soi-même, la foi dans le pouvoir de l'homme, du plus fort.

Ratzinger-Benoît XVI à Auschwitz – nouveau haut lieu de pèlerinage de la secte conciliaire

Ratzinger-Benoît XVI à Auschwitz – nouveau haut lieu de pèlerinage de la secte conciliaire.

DISCOURS AUX MEMBRES DE LA DÉLÉGATION DE LA B'NAI B'RITH INTERNATIONAL - Lundi 18 décembre 2006

Beaucoup a été accompli au cours des quatre dernières décennies de relations entre juifs et catholiques, et nous devons rendre grâce à Dieu pour la remarquable transformation qui a eu lieu sur la base de notre patrimoine spirituel commun. C'est ce riche héritage de foi qui permet à nos communautés non seulement d'entrer en dialogue, mais également d'être des partenaires en vue d'œuvrer ensemble au bien de la famille humaine.

MESSAGE DU PSEUDO-PAPE BENOÎT XVI À LA COMMUNAUTÉ JUIVE POUR LA FÊTE DE PESAH – 14 Avril 2008

Ma visite aux États-Unis m’offre l’occasion de présenter des vœux chaleureux et fervents à mes Frères et Sœurs Juifs présents dans ce pays et dans le monde entier. Ce sont des vœux d’autant plus intenses spirituellement que la grande fête de Pesah approche. « Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête pour Dieu. C’est une loi perpétuelle : d’âge en âge vous la fêterez » (Ex 12, 14). Tandis que la célébration chrétienne de Pâques diffère de multiples manières de votre célébration de Pesah, nous comprenons et nous vivons dans la continuité des récits bibliques des œuvres puissantes que le Seigneur a accomplies pour son peuple.

Au moment de votre célébration la plus solennelle, je me sens particulièrement proche de vous, précisément parce que Nostra Aetate rappelle aux Chrétiens de toujours garder en mémoire ceci: l’Église « a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les gentils » (Nostra Aetate, n. 4). En m’adressant à vous, je souhaite réaffirmer l’enseignement du deuxième Concile du Vatican sur les relations entre Catholiques et Juifs, et confirmer l’engagement de l’Église dans le dialogue qui, au cours de ces quarante dernières années, a fondamentalement transformé nos relations, en les améliorant.

En raison de cette confiance et de cette amitié croissantes, Chrétiens et Juifs peuvent ensemble se réjouir du sens spirituel profond de la Pâque, comme mémorial (zikkarôn) de liberté et de rédemption. Chaque année, lorsque nous écoutons le récit de la Pâque, nous revenons à cette nuit bénie de libération. Que ce saint temps de l’année soit un appel adressé à nos deux communautés pour rechercher la justice, la miséricorde, la solidarité avec l’immigré, avec la veuve et l’orphelin, comme Moïse l’a commandé : « Souviens-toi que tu as été esclave en Égypte et que le Seigneur ton Dieu t’a libéré. Voici donc le commandement que je te donne » (Dt 24, 18).

Au cours du Sèder de la Pâque, vous faites mémoire des saints patriarches Abraham, Isaac et Jacob, et des saintes femmes d’Israël, Sarah, Rebecca, Rachel et Léa, commencement d’une longue lignée de fils et filles de l’Alliance. Au fur et à mesure que passe le temps, l’Alliance revêt une dimension toujours plus universelle, alors que la promesse faite à Abraham prend forme : « Je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction… En toi seront bénies toutes les familles de la terre » (Gn 12, 2-3). En effet, selon le prophète Isaïe, l’espérance de la rédemption s’étend à toute l’humanité : « Des peuples nombreux se mettront en marche, et ils diront : ‘Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers» (Is 2, 3). Sur cet horizon eschatologique, s’offre une réelle perspective de fraternité universelle sur le chemin de la justice et de la paix, qui prépare le chemin du Seigneur (cf. Is 62, 10).

Ratzinger-Benoît XVI dans une synagogue new-yorkaise confortant de malheureux juifs dans leur aveuglement

Ratzinger-Benoît XVI dans une synagogue new-yorkaise confortant de malheureux juifs dans leur aveuglement.

  Il n’y a pas besoin de discourir longuement pour constater le choc frontal entre les enseignements, faits et gestes de Ratzinger-Benoît XVI et l’enseignement traditionnel de l’Eglise. Ratzinger-Benoît XVI répand, à chacun de ses discours auprès des juifs, les fables rabbiniques dénoncées par saint Jean Chrysostome, Maurice Pinay, le chevalier Gougenot des Mousseaux, ... Il renforce l’incrédulité et l’aveuglements des pauvres Juifs déicides, leur fermant plus que jamais l’entrée du Paradis.

  Ce n’est donc pas avec plaisir, mais forcé néammoins de constater les faits, de conclure – à la suite de Maurice Pinay – que Ratzinger-Benoît XVI est, par son attitude et ses discours envers les Juifs, un successeur de Judas Iscariote.

  Puisse le Bon Dieu écouter nos prières et nous donner enfin un véritable pape, un successeur de saint Pierre.

La Chaire de Saint Pierre

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