SERVIAM 

Lettre d’informations sur les relations entre l’église conciliaire et le judaïsme.                                                           

Enfin il leur envoya son fils, en disant, ils respecteront mon fils. Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : Voici l’héritier; venez, tuons-le et nous aurons son héritage.(S. Matthieu, Chap. XXI, 37-38)


 Numéro 6                                          Parution irrégulière                                   24 Novembre 2008

A genoux devant les Juifs

  Ce numéro de Serviam est entièrement consacré à une étude de Mgr Sanborn, traduite en francais par Sodalitium, sur la prière du Vendredi Saint du Missel de 1962 revue et corrigée par Ratzinger-Benoît XVI.

  Mgr Sanborn est le directeur du Séminaire de la Très Sainte Trinité[1] aux Etats-Unis. Parmi ses collaborateurs, notons plus particulièrement Mgr Dolan et l’abbé Cékada. Mgr Sanborn fut sacré évêque en 2002 par Mgr McKenna qui lui même avait été sacré par Mgr Guérard des Lauriers en 1986. Mgr Sanborn fait partie des ”neuf” qui ont été expulsés de la FSSPX par Mgr Lefebvre en 1983. Nous recommandons à ce sujet le très bon article de l’abbé Cékada intitulé ”The Nine vs. Lefebvre: We Resist You to Your Face”[2] et publié en juillet de cette année. Nous y reviendrons dans quelques lignes.

Les abbés Sanborn et Cékada entourant Mgr Lefebvre... avant leur expulsion de la FSSPX par ce dernier !

Les abbés Sanborn et Cékada entourant Mgr Lefebvre... avant leur expulsion de la FSSPX par ce dernier !

  Dans son article, Mgr Sanborn revient sur les diverses étapes qui marquent l’évolution de la prière du Vendredi Saint pour les Juifs de 1955 à 2008. Il conclut que les changements opérés par Ratzinger-Benoît XVI ne sont pas catholiques et même carrément blasphématoires :

  ”En fait, cette prière ne demande la conversion d'aucun Juif, puisqu'elle ne mentionne ni le nécessaire abandon de leur incroyance, ni leur entrée dans l'Église. N'oublions pas que dans la théologie du Novus Ordo, il existe entre les Juifs et Dieu une alliance particulière, toujours en vigueur – bien qu'ils rejettent le Christ – alliance qui les conduira au salut. Par conséquent, une prière pour la conversion des Juifs – c'est-à-dire de ceux qui vivent, en ce moment même, ici-bas – n'est pas compatible avec la théologie du Novus Ordo à leur égard. [...]

  Ce n'est pas rendre service à la vérité, ce n'est pas être charitable envers les Juifs – comme l'Église se doit de l'être – de dire que leur religion est vraie ou même de sous-entendre que les Juifs n'ont pas besoin de se convertir au Catholicisme romain. Ne pas désirer cette conversion, ne pas prier pour elle, ne pas oeuvrer pour elle, c'est la plus grande injure, le plus grand manquement à la charité, qu'on puisse faire aux Juifs. C'est aussi un épouvantable blasphème contre la dignité du Messie, contre la royauté et la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ.”

Supplément :   

Mgr Sanborn comme l’abbé Cékada font le point sur le Missel de 1962 (mis au point par le couple infernal Bugnini-Roncalli) et le Missel de 1955 :

”Le laïc moyen ne voit pas la différence entre la Messe traditionnelle de 1962 et celle d'avant 1955, que nous utilisons. Elles sont pourtant très différentes.[3]

Les gestes et les symboles liturgiques sont porteurs d'énormes significations. Un mot, un geste mineur en apparence, peuvent avoir une forte portée symbolique. Ainsi, c'est un péché mortel d'omettre délibérément certains gestes: par exemple, verser une goutte d'eau dans le calice à l'Offertoire, ou allumer deux cierges pour la célébration de la Sainte Messe. Le laïc peut penser que ce sont des détails, mais le prêtre, lui, comprend l'importance liturgique de ces gestes.

Omettez une seule fois l'un de ces actes symboliques et c'est la porte ouverte à tout ce que ce changement implique.”

   Notons que le Missel de 1962 fut imposé par Mgr Lefebvre à toute la FSSPX au début des années 1980, fruit de ses tractations avec Wojtyla-Jean-Paul II et le ”Cardinal” Ratzinger.[4] Ce fut la raison principale[5] de la scission entre les ”neuf” et la FSSPX.

Contact : contact.serviam@gmail.com

Aucun copyright.



[1] http://www.mostholytrinityseminary.org/

[2] http://www.traditionalmass.org/images/articles/NineVLefebvre.pdf

[3] Ceci va à l’encontre de ce que disait le site sédévacantiste Virgo-Maria sur son blog, le 9 Octobre 2008 :

” ... le rite de 1962, rite de Saint Pie V légèrement modifié par Roncalli-Jean XXIII avec la collaboration de Bugnini.”  http://virgo-maria.info/wordpress/?p=114

[4] http://ordorecitandi.blogspot.com/2008/11/revisionism-strikes-again.html  Ce blog montre qu’en 1981, en Angleterre, la FSSPX n’utilisait pas le missel de Bugnini-Roncalli de 1962.

[5] Notons aussi comme autre raison, le laxisme de Mgr Lefebvre devant certaines ordinations douteuses, pour des raisons principalement politiques. ”But Abp. Lefebvre himself was now sanctioning the conferral of doubtful or invalid sacraments under the aegis of SSPX, the organization to which we belonged. And he was doing so essentially out of base political considerations.” (Abbé Cékada dans son étude préalablement citée) Nous sommes loin de l’image du Mgr Lefebvre, chevalier blanc de la Tradition, tel que certains nous le présentent.